Neon White
Très honnêtement, je n’ai lancé Neon White que pour deux raisons : il a été créé par Ben esposito qui a auparavant conçu Donut County ; il était dans le Game Pass. Je suis donc entré sur le jeu sur la pointe des pieds, sans savoir vraiment ce qu’il allait me proposer. Et bien je n’ai pas été déçu !
Le gameplay de Neon White est conçu autour de trois pilier : le parkour, le tir à la première personne et des cartes. Parcourir le niveau le plus vite possible, en oblitérant tout les démons sur notre chemin étant l’objectif. Les « cartes d’âme » sont disposées sur le niveau, dans des caisses où sur le cadavre des ennemis, et obéissent à quelques règles simples. Tout d’abord on ne peut en tenir plus de trois en main simultanément, auquel cas une sera défaussée discrètement. Ensuite, chaque type de carte est associé à une arme : pistolet pour les jaunes, uzi pour les vertes, fusil à pompe pour les rouge par exemple, chaque arme ayant évidemment des caractéristiques propres et s’utilisent via le clique gauche. Les cartes d’arme peuvent être rechargées par des cartes de munitions, ou bien se détruisent une fois vide. Enfin, le clique gauche permet de se défausser volontairement d’une carte pour activer son effet secondaire : un double saut pour la carte du pistolet jaune, des grenade collantes pour les mitrailleuse violettes, ou encore un dash pour le fusil bleu.
Tout le principe du jeu sera donc de jongler entre les différentes cartes, et leurs effets primaires et secondaires, pour éradiquer les ennemis tout en se déplaçant avec adresse et vitesse pour contourner (ou non !) les obstacles et voler vers la fin du niveau. Et ça fonctionne diablement bien ! Je me suis rapidement pris au jeu et tenté d’améliorer mes runs, en essayant de trouver un racourci ou déterminer dans quel ordre utiliser mes cartes, comment enchaîner mes mouvements et les tirs sur les ennemis. Les adeptes du speedrun sont définitivement gâtés, et le jeu dispose d’ailleurs d’un tableau de scores. Les mouvements sont fluides, les niveaux faciles à appréhender mais souvent difficile à perfectionner, c’est original : bref, que du positif pour le gameplay !
La partie histoire est plus mitigé. Au départ j’ai même pensé qu’elle était inutile et ennuyeuse, voire gênante. Nous incarnons White, un tueur à gage qui est mort, puisqu’il se trouve être au paradis. Un tueur à gage au paradis, c’est cocasse me diriez-vous, sauf que non : il est devenu un « Neon », un assassin mandaté par Dieu lui-même pour nettoyer le paradis des démons qui l’ont infiltré. Et White n’est pas seul. Il rencontre notamment d’autres Neon qui ne seront peut-être pas totalement étrangers, ainsi que des personnages plus loufoques comme les anges, qui ont l’apparance de chats, qui gèrent l’assignation des missions ou plus modestement le bar (il s’appelle Raz celui-là).
Les dialogues sont nombreux, très nombreux. Il y’en a quasiment entre chaque mission, partant parfois dans une loghorrhée souvent sympathique, mais longues quand on souhaite juste jouer. Surtout quand les discussions deviennent tendancieuses, notamment avec Violet et son masque de lapine. Sans compter qu’il faudra aussi tisser des liens avec les autres Neon, ce qui mènera à encore d’autres dialogues.
L’histoire fini par prendre, un peu. Du moins à force de dialogues entre 6 ou 7 personnages on fini par s’attacher, d’autant que l’on approche du jour du Jugement Dernier et que les événements finissent par s’accélerer. Reste que la partie histoire s’incruste un peu trop à la fête et que les dialogues frôlent parfois le mauvais goût.
Conclusion
Neon White vaut carrément le détour ! Savant mélange de tir à la première personne et de parkour à base de carte, il sait proposer des niveaux accessibles mais très exigeants ! Nerveux, pointu et procurant des rushs de dopamine à souhait, il est difficile de s’empêcher de recommencer les niveaux, que ce soit juste pour battre son propre record ou celui des autres. L’histoire se perd un peu trop dans des dialogues sans fins, mais le coeur du jeu compence très largement.
Pour ceux qui aiment peaufiner leurs runs et grimper le leaderboard, Neon White peux leur offrir de longues heures de try hard !
- + Un gameplay unique, fin et élégant
- + Parfait pour les speedrunners
- + Besoin d'auto-satisfaction ?
- + Chara design et DA
- + La bande son drum and bass
- - Dialogue trop présents